Des origines internationales mêlées au terroir campagnard
Jacques Casasus est issu d’un milieu cosmopolite qui a élu l’Europe, la France et Paris comme lieu de résidence principal.
Son grand-père maternel, Henry F. Montagnier, a des origines américaines avec de vieilles racines anglaises, écossaises et françaises. C’était un passionné de la montagne, notamment les Alpes suisses et le massif des Dents-du-Midi.
Par sa grand-mère maternelle, Jacques a une ascendance helvétique, du côté du Jura.
Par la famille de son père qui a préféré s’établir à Paris après la chute du Général Diaz et le décès de son grand-père, l’économiste, diplomate-ambassadeur, écrivain, Joachim D. Casasus, l’artiste a des origines mexicaines avec des racines espagnoles ou catalanes ou occitanes.
Ses parents apprécient les rives de la Loire, aux abords de Blois et de sa grande forêt domaniale. Dans cet environnement rural, Jacques Casasus passe toute son enfance, durant la guerre et l’après-guerre. D’où son besoin vital de campagne, de nature et une passion pour les bois et une tradition comme la chasse.
Une vocation affirmée
Son père étant décédé quelques mois après sa naissance, Jacques Casasus a été élevé à côté de son oncle Léon Casasus. Ce dernier a reçu une formation d’architecte et s’est adonné toute sa vie à sa passion, la peinture.
Ainsi, dès que Jacques est en âge de rompre avec le système scolaire traditionnel, il part pour Bourges à l’école des Beaux-Arts. Puis il s’installe à Paris et suit les cours de l’Académie d’André Lhote. Dès lors, il fait de la peinture sa principale raison d’être.
Il débute sa carrière à proximité de Thierry Sigg et de Jean Berthet.
Parallèlement, il milite contre les guerres coloniales et pour la paix au Vietnam, pour l’égalité des droits et contre le racisme.
De front, une famille, la peinture et des passions
A vingt ans, Jacques Casasus se marie puis devient père. En tout, trois enfants, un garçon et deux filles. Jacques Casasus se partage sans renoncer à rien : la vie de famille, la peinture et ses passions multiples (la chasse, les armes, la mécanique et les travaux de rénovation divers). Il consacre un mi-temps à la peinture, les matins étant réservés à la petite entreprise familiale de façonnage du papier que dirige sa femme, Marion Sigg, située à la Porte de Pantin. Il donne aussi des cours de peinture. Tous les week-ends sont un ressourcement à la campagne, de préférence dans les bois, entre Tonnerre et Montbard, en Bourgogne.
Un style personnel et constant
Naturellement, les premières années de peinture témoignent d’un style qui se forme, l’inspiration et la manière évoquent Matisse, Picasso puis F. Bacon.
Le début des années 1970 est le temps de l’expérimentation avec l’usage de l’aérosol et un degré d’abstraction plus marqué.
C’est réellement autour de 1980 que Jacques Casasus trouve une voie personnelle qu’il ne va cesser d’approfondir. Le peintre se moque désormais des modes, des tendances, de l’intellectualisme parisien et des éventuels qu’en-dira-t-on. Sur la toile, il confronte des aplats de couleurs primaires sans contour et ses sujets sont des fragments figuratifs mais schématiques ou stylisés.
Au début des années 1990, le couple de Jacques et Marion quitte Paris pour la Suisse : ils s’installent dans le Valais, à Champéry, dans les lieux où, à l’initiative du grand-père alpiniste, Henry Montagnier, la famille avait établi son camp de base.
Pour autant, l’artiste ne délaisse pas les forêts de Bourgogne et initie ses trois petits-fils à sa passion inextinguible pour la chasse au gros gibier.
Sans velléité commerciale, ni appétence pour le réseautage, indispensables pour se faire un nom, Jacques Casasus a réalisé, sans compromis ni compromission, et constitué une belle collection d’œuvres sur plus d’un demi-siècle.
Un catalogue presque intégral est en ligne, en accès libre pour tous, sur ce site.
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